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Hijama pour tomber enceinte : peut-elle booster la fertilité ?

La hijama peut-elle vraiment améliorer la fertilité ? Découvrez ce que disent les études, les précautions à prendre et comment l'utiliser en complément d'un parcours FIV.

Par Anne-Laure ·
Hijama pour tomber enceinte : peut-elle booster la fertilité ?

3 questions pour tester vos connaissances

Un petit quiz vous attend en fin d'article !

Tu entends parler de hijama pour booster la fertilité et tu te demandes si ça marche vraiment ? Je comprends. Quand on essaie de tomber enceinte depuis des mois, on se tourne vers toutes les pistes possibles. La hijama, ou cupping therapy, est une pratique ancestrale qui revient sur le devant de la scène, notamment chez certaines stars en quête de grossesse. Mais entre tradition et médecine moderne, qu’en est-il vraiment ?

Je vais t’expliquer ce qu’est la hijama, comment elle pourrait influencer ta fertilité, ce que disent les études scientifiques et surtout comment l’utiliser en toute sécurité. Pas de promesses miracles, juste du concret.

Qu’est-ce que la hijama ?

La hijama, c’est une technique de médecine traditionnelle qui consiste à poser des ventouses sur la peau pour créer une aspiration. Dans sa version “humide”, le praticien fait de petites incisions superficielles pour extraire un peu de sang. L’idée derrière ? Éliminer les toxines, améliorer la circulation sanguine et rétablir l’équilibre du corps.

Cette pratique existe depuis des millénaires dans la médecine arabe, chinoise et d’autres cultures. Aujourd’hui, on la retrouve sous le nom de cupping therapy, popularisée par des athlètes et des célébrités qui affichent fièrement leurs marques circulaires après une séance.

NOTE

La hijama ne remplace jamais un suivi médical. Si tu as des difficultés à concevoir, consulte d’abord un gynécologue ou un spécialiste de la fertilité.

Les différents types de ventouses

Il existe plusieurs techniques :

  • Hijama sèche : ventouses posées sans incision, uniquement pour stimuler la circulation
  • Hijama humide : avec micro-incisions pour extraire un peu de sang
  • Cupping glissant : ventouses déplacées sur la peau avec de l’huile, proche du massage

Pour la fertilité, c’est généralement la hijama humide qui est pratiquée, ciblant des points spécifiques du dos, du bas-ventre ou de la région lombaire.

Comment la hijama peut-elle influencer la fertilité ?

La hijama vise plusieurs mécanismes qui jouent un rôle dans la fertilité féminine. L’idée, c’est que cette pratique pourrait améliorer la fonction ovarienne et l’équilibre hormonal en stimulant la circulation sanguine vers les organes reproducteurs.

Amélioration de la circulation sanguine

Quand la circulation sanguine vers les ovaires et l’utérus est optimale, ces organes reçoivent plus d’oxygène et de nutriments. Résultat : meilleure qualité ovocytaire et endomètre mieux préparé pour l’implantation embryonnaire. La hijama créerait une “relance” en drainant le sang stagnant et en favorisant l’afflux de sang frais.

Régulation de l’équilibre hormonal

Certains praticiens affirment que la hijama peut aider à réguler les hormones féminines comme la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante), qui jouent un rôle central dans le cycle menstruel et l’ovulation. L’utilisation de ventouses sur des points précis du dos serait censée agir sur le système endocrinien.

TIP

Si tu souffres de cycles irréguliers ou d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), la hijama pourrait être testée en complément du traitement médical. Demande l’avis de ton médecin avant de te lancer.

Réduction du stress et des tensions

Le stress chronique perturbe la production d’hormones et peut retarder l’ovulation. La hijama, comme l’acupuncture, aurait un effet relaxant sur le système nerveux. Après une séance, beaucoup de femmes rapportent une sensation de détente profonde et un mieux-être général. Et on sait que le lâcher-prise aide parfois plus qu’on ne croit dans un parcours de conception.

Ce que disent les études scientifiques

Alors, est-ce que la hijama marche vraiment ? Les études sur le sujet sont encore rares et souvent de petite envergure. Mais voici ce qu’on sait.

Études sur la hijama et la fécondation in vitro

Quelques recherches ont exploré l’utilisation de la hijama en complément d’un protocole de fécondation in vitro (FIV). Une étude publiée dans un journal de médecine traditionnelle a montré que des femmes ayant reçu des séances de hijama avant un transfert d’embryon avaient un taux de grossesse légèrement supérieur à celles du groupe témoin. Mais attention : l’échantillon était petit et les résultats demandent confirmation.

D’autres études menées au Moyen-Orient suggèrent que la hijama pourrait améliorer la qualité des spermatozoïdes chez les hommes en situation d’infertilité masculine. Donc, si ton partenaire est aussi concerné, ça peut être une piste à explorer.

IMPORTANT

Les études scientifiques sur la hijama et la fertilité sont limitées. Ne mise pas tout là-dessus. La hijama reste une approche complémentaire, pas un traitement de première intention.

Limites des recherches actuelles

Le problème, c’est que beaucoup d’études manquent de rigueur méthodologique : groupes témoins mal définis, absence de randomisation, biais de sélection. De plus, les protocoles de hijama varient énormément selon les praticiens (nombre de ventouses, points ciblés, durée des séances). Difficile donc de généraliser les résultats.

La médecine conventionnelle reste prudente. Pour les gynécologues et spécialistes de la fertilité, la hijama peut être un complément intéressant, mais ne doit jamais retarder ou remplacer un traitement médical approprié.

Hijama et parcours de PMA : un complément possible ?

Si tu es en parcours de procréation médicalement assistée (PMA), tu te demandes peut-être si la hijama peut t’aider à améliorer tes chances. Beaucoup de femmes combinent hijama et FIV, acupuncture ou autres thérapies complémentaires.

Association avec la FIV

La hijama peut être pratiquée à différents moments du protocole de fécondation in vitro :

  • Avant la stimulation ovarienne : pour améliorer la réponse des ovaires
  • Après le prélèvement ovocytaire : pour favoriser la récupération
  • Avant le transfert d’embryon : pour optimiser la réceptivité de l’endomètre

Certains centres de PMA tolèrent ces pratiques en complément, d’autres sont plus réservés. L’important, c’est de garder ton médecin dans la boucle pour éviter toute interférence avec le traitement hormonal.

WARNING

Ne pratique jamais la hijama pendant la stimulation ovarienne sans l’accord de ton médecin. Certaines manipulations peuvent interférer avec les hormones injectées ou provoquer des saignements.

Comparaison avec l’acupuncture

L’acupuncture est souvent citée dans les parcours de fertilité et a fait l’objet de davantage d’études que la hijama. Les deux pratiques partagent des similitudes : elles visent à rééquilibrer le corps, améliorer la circulation et réduire le stress. L’acupuncture a l’avantage d’être plus documentée scientifiquement, mais la hijama attire certaines femmes pour son effet “nettoyant” plus prononcé.

Tu peux d’ailleurs combiner les deux approches, à condition de respecter les indications de chaque praticien et de ton médecin.

Comment se déroule une séance de hijama ?

Si tu envisages d’essayer la hijama pour booster ta fertilité, voici à quoi t’attendre.

Préparation et consultation

Un bon praticien commence toujours par un entretien détaillé : historique médical, parcours de fertilité, cycle menstruel, traitements en cours. Il te pose des questions sur ton hygiène de vie, ton alimentation, ton niveau de stress. Cette approche globale est importante pour adapter la séance à ton profil.

Déroulement de la séance

La séance dure en général entre 30 minutes et 1 heure. Tu t’installes confortablement, le praticien désinfecte la zone à traiter puis pose les ventouses. Après quelques minutes d’aspiration, il retire les ventouses, fait de petites incisions superficielles (pas douloureuses) et replace les ventouses pour extraire un peu de sang.

L’objectif : évacuer les toxines accumulées et relancer la circulation. Après la séance, les marques circulaires restent visibles pendant quelques jours. C’est normal.

TIP

Demande au praticien de cibler les points liés à la fertilité : bas du dos (région lombaire), sacrum, bas-ventre. Certains points sont spécifiques à l’équilibre hormonal féminin.

Suivi et fréquence des séances

Pour la fertilité, les praticiens recommandent en général 3 à 6 séances espacées d’un mois. Certaines femmes voient des améliorations dès le deuxième cycle : cycles plus réguliers, ovulation mieux ressentie, sensation de vitalité retrouvée.

Après chaque séance, hydrate-toi bien, repose-toi et évite les efforts intenses pendant 24 heures. C’est aussi le moment de faire le point sur ton hygiène de vie globale : alimentation équilibrée, sommeil suffisant, gestion du stress.

Témoignages de femmes qui ont testé la hijama

Les retours d’expérience sont contrastés. Certaines femmes témoignent de grossesses survenues après quelques séances de hijama, d’autres ne constatent aucun changement. Voici ce qu’on entend souvent :

  • Camille, 34 ans : “Après 18 mois d’essais infructueux, j’ai tenté la hijama sur conseil d’une amie. Mes cycles sont devenus plus réguliers et je me sentais moins stressée. Enceinte au bout de 4 mois, difficile de dire si c’est grâce à ça, mais je ne regrette pas.”
  • Léa, 29 ans : “J’étais en parcours FIV, j’ai fait 3 séances de hijama avant mon transfert. Ça m’a aidée mentalement, je me sentais actrice de mon projet bébé. Résultat positif au premier transfert.”
  • Sophie, 38 ans : “J’ai fait de la hijama pendant 6 mois sans succès. Finalement, c’est un traitement hormonal qui a fonctionné. La hijama ne m’a pas nui, mais elle n’a pas été la solution pour moi.”

Ces témoignages montrent une chose : chaque femme réagit différemment. La hijama peut être un coup de pouce pour certaines, sans effet pour d’autres. Garde l’esprit ouvert mais reste réaliste.

Précautions et contre-indications

La hijama n’est pas anodine. Voici ce qu’il faut savoir avant de te lancer.

Choisir un praticien qualifié

La hijama doit être pratiquée par un professionnel formé, qui respecte des règles d’hygiène strictes (ventouses à usage unique ou stérilisées, gants, désinfection). Un mauvais praticien peut provoquer des infections ou des hématomes importants.

Demande des recommandations, vérifie les certifications et n’hésite pas à poser des questions lors du premier rendez-vous.

Contre-indications

La hijama est déconseillée dans les cas suivants :

  • Grossesse en cours (risque de fausse couche)
  • Troubles de la coagulation sanguine
  • Infections cutanées ou dermatoses
  • Endométriose sévère non traitée (selon l’avis médical)
  • Prise d’anticoagulants

Si tu as des doutes, consulte ton médecin avant de débuter les séances.

CAUTION

Ne pratique jamais la hijama pendant les règles ou en phase d’ovulation pour éviter toute interférence avec le cycle naturel. Le meilleur moment : juste après les règles.

Effets secondaires possibles

Après une séance, tu peux ressentir :

  • Une fatigue passagère (le corps se régénère)
  • Des marques circulaires visibles (elles disparaissent en 3 à 7 jours)
  • Des douleurs légères au niveau des points traités
  • Des vertiges si tu es sensible

Ces effets sont normaux et temporaires. Si tu ressens des douleurs intenses ou des signes d’infection, contacte ton praticien ou ton médecin.

Hijama et hygiène de vie : une approche globale

La hijama seule ne fait pas de miracle. Pour maximiser tes chances de conception, adopte une approche globale qui combine plusieurs leviers de fertilité.

Alimentation et compléments

Une alimentation riche en antioxydants, en oméga-3 et en vitamines (surtout B9, D et E) soutient la production d’hormones et la qualité ovocytaire. Limite le sucre raffiné, les graisses trans et l’alcool. Certains compléments comme l’inositol peuvent être utiles en cas de SOPK.

Si tu veux suivre ton cycle de près, jette un oeil à notre calculateur de fertilité pour mieux comprendre ton ovulation.

Gestion du stress

Le stress chronique perturbe l’axe hypothalamo-hypophysaire, qui régule les hormones de la reproduction. Yoga, méditation, sophrologie, marche en nature : trouve ce qui te fait du bien et intègre-le dans ton quotidien.

Activité physique modérée

Bouger régulièrement améliore la circulation sanguine, réduit l’inflammation et aide à maintenir un poids santé. Vise 30 minutes de marche rapide par jour ou 2 à 3 séances de sport doux par semaine. Évite les exercices trop intenses qui peuvent perturber le cycle.

Hijama ou autres thérapies complémentaires ?

Tu te demandes peut-être quelle approche choisir. Voici un rapide comparatif.

ApprocheAvantagesInconvénients
HijamaEffet “nettoyant”, amélioration circulation, peu de séances nécessairesPreuves scientifiques limitées, peut laisser des marques visibles
AcupuncturePlus d’études disponibles, reconnue par certains centres de PMANécessite plusieurs séances rapprochées, coût cumulé
NaturopathieApproche globale (alimentation, plantes, stress)Résultats variables, demande du temps et de la discipline
OstéopathieTravail sur les tensions physiques et la mobilité du bassinPas d’effet direct sur les hormones

Tu peux aussi combiner ces approches. Par exemple, hijama + acupuncture + accompagnement naturopathique. L’important, c’est de choisir des praticiens compétents et de rester en lien avec ton médecin.

NOTE

Si tu es en parcours PMA, certains centres proposent des consultations avec des praticiens de médecine complémentaire intégrés à l’équipe. Renseigne-toi.

La hijama pour la fertilité masculine

On en parle moins, mais la hijama peut aussi être proposée aux hommes en situation d’infertilité masculine. Les études montrent que la pratique pourrait améliorer la mobilité et la qualité des spermatozoïdes en stimulant la circulation sanguine vers les organes génitaux et en réduisant le stress oxydatif.

Si ton partenaire a des résultats de spermogramme en dessous de la norme (oligospermie, asthénospermie), la hijama peut être tentée en complément d’une amélioration de l’hygiène de vie (arrêt du tabac, alimentation équilibrée, supplémentation en zinc et vitamine C).

Là encore, les preuves scientifiques sont limitées, mais certains couples rapportent des améliorations après quelques séances.

Mon avis personnel

Franchement, la hijama, c’est un peu comme l’acupuncture : ça peut aider certaines femmes, moins d’autres. Je ne l’ai jamais testée personnellement (mes deux grossesses sont arrivées sans difficulté particulière), mais j’ai plusieurs amies qui ont essayé. Bilan mitigé : une a adoré, une autre n’a rien senti de spécial.

Ce que je retiens, c’est que dans un parcours de fertilité, on a besoin de se sentir actrice, de tenter des choses. La hijama peut te donner ce sentiment de reprendre le contrôle, de faire quelque chose pour ton corps. Et ça, mentalement, c’est déjà beaucoup.

Mais attention à ne pas retarder une consultation médicale ou un traitement adapté. Si tu essaies depuis plus d’un an (ou 6 mois après 35 ans), vois d’abord un spécialiste. La hijama viendra en complément, pas à la place.

En résumé

La hijama pour booster la fertilité, c’est une piste intéressante mais pas magique. Elle peut améliorer la circulation sanguine, l’équilibre hormonal et réduire le stress, trois facteurs importants pour la conception. Quelques études encourageantes existent, surtout en complément d’un protocole de FIV, mais les preuves restent limitées.

Si tu veux essayer, choisis un praticien qualifié, garde ton médecin informé et adopte une approche globale (alimentation, gestion du stress, activité physique). La hijama peut être un coup de pouce, mais elle ne remplace jamais un suivi médical sérieux.

Et surtout, écoute-toi. Si ça te fait du bien mentalement et physiquement, vas-y. Si tu sens que ce n’est pas pour toi, ne te force pas. Chaque parcours de fertilité est unique, et tu es la mieux placée pour savoir ce qui te convient.

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Quiz : Hijama et fertilité

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Combien de séances de hijama sont généralement recommandées pour observer des effets sur la fertilité ?

Questions fréquentes

La hijama peut-elle vraiment aider à tomber enceinte ?
La hijama pourrait améliorer la circulation sanguine et l'équilibre hormonal, deux facteurs clés pour la fertilité. Quelques études montrent des résultats encourageants, mais les preuves scientifiques restent limitées. Elle peut être un complément, pas un remplacement des traitements médicaux.
Peut-on faire de la hijama pendant un protocole FIV ?
Oui, mais uniquement sous supervision médicale. La hijama peut être pratiquée en complément d'une fécondation in vitro pour améliorer la qualité ovocytaire et la préparation de l'endomètre, à condition de respecter le protocole hormonal et les indications de votre médecin.
Quels sont les risques de la hijama pour la fertilité ?
La hijama est généralement sans danger si pratiquée par un professionnel qualifié. Les risques incluent des hématomes, des infections en cas de mauvaise hygiène, ou une aggravation de certains troubles hormonaux si mal utilisée. Toujours consulter un praticien formé.
A quel moment du cycle pratiquer la hijama ?
Pour la fertilité féminine, la hijama se pratique idéalement en début de cycle, après les règles et avant l'ovulation. Certains praticiens la proposent aussi en phase lutéale. Le timing dépend de votre profil hormonal et de vos objectifs.
Combien de séances de hijama faut-il pour voir des résultats ?
Les praticiens recommandent en général 3 à 6 séances espacées d'un mois pour observer des effets sur la fertilité. Chaque femme réagit différemment. La hijama doit s'inscrire dans une approche globale incluant alimentation, gestion du stress et suivi médical.
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Cet article est publié à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Consultez votre médecin ou sage-femme pour toute question médicale.